Glossaire

Notions essentielles

Ce glossaire n’est pas un dictionnaire exhaustif de la couture, mais il contient le vocabulaire technique que nous employons dans nos patrons, ainsi que quelques notions de base qui devraient vous aider à voir à quoi nos explications font allusion ou à clarifier un point technique que vous ne connaissez pas encore! N’hésitez pas à nous demander de nouvelles définitions (utilisez le formulaire de contact, en bas de page)!

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  • Aisance

    L’aisance est la valeur ajoutée dans les pièces du vêtement en plus des mesures du corps. Lorsqu’elle est minimale (vêtement très ajusté par exemple), elle est cependant indispensable pour que le corps puisse se mouvoir dans le vêtement fini. L’aisance permet également de définir des volumes selon le style du vêtement souhaité.

  • Anglaise

    Sur un col à revers, l’anglaise est la couture qui sépare le col à proprement parler de son revers. Cette couture est caractéristique du col dit « tailleur ».

  • Armure

    L’armure décrit la manière dont sont tissées les fibres d’un tissu chaîne et trame, indépendamment du type de fibre employé (coton, laine, soie…). Il y a trois grands types d’armures :
    – toile : les fils de chaîne passent au dessus puis au dessous de chaque fil de trame. Par exemple : La popeline, le chambray, le crêpe, la batiste…
    – serge : on aperçoit sur le sergé une trame en diagonale produite par le mode d’entrecroisement des fils. Par exemple : la gabardine, le denim, le sergé, le twill…
    – satin : le fil de chaîne est le plus visible (car il passe au dessus de deux fils de trame, puis au dessous d’un seul), on ne voit pas la trame, ce qui donne un aspect lisse et brillant au tissu. Par exemple : le crêpe de satin, le satin duchesse…

  • Au pli

    Indication de coupe : on doit plier le tissu en deux et placer le bord de la pièce en question le long de ce pli, avant de tracer de découper la pièce, qui sera ainsi parfaitement symétrique de part et d’autre de ce pli.

  • Bâtir

    Le bâti est une couture temporaire, le plus souvent réalisée à la main et à grands points larges faciles à défaire, qui permet de maintenir ensemble des pièces avec précision avant de réaliser la couture définitive. Bâtir est particulièrement recommandé pour faciliter la réussite des montages complexes, par exemple la répartition de l’embu sur une tête de manche, ou encore pour préparer la concordance de motifs ou pour maintenir en place des tissus glissants.

  • Bavolet

    Rabat en tissu destiné à protéger les épaules et placée classiquement sur un imperméable ou un trench-coat. Historiquement, le bavolet (comme les manches raglan!) a été ajouté a des vêtements militaires pour protéger les soldats du ruissellement de la pluie.

  • Biais

    Le terme « biais » peut désigner :
    – le sens de coupe du tissu : certains vêtements ou certaines pièces d’un vêtement peuvent être coupées dans le biais, ce qui signifie à 45° du droit-fil du tissu. On fait ce choix pour donner un tombé particulier à un vêtement ou bien pour chercher une légère élasticité dans certaines pièces coupées dans des tissus chaîne et trame (par exemple pour un dessus de col). Pour couper une pièce en biais, on aligne la flèche de droit-fil sur le patron parallèlement à un axe placé à 45° de la lisière du tissu.
    – un ruban coupé dans le biais. Les biais sont par extension les rubans coupés dans le biais d’un tissu, et que l’on trouve souvent pré-pliés dans le commerce. Leur élasticité permet par exemple de finir proprement des courbes (emmanchures, encolures).

  • Chaîne et trame

    Un tissu chaîne et trame est constitué de fils entrecroisés, les fils de chaîne étant parallèles à la lisière du tissu (dans la longueur du tissu), les fils de trame se trouvant perpendiculaires à ceux-ci (dans la largeur du tissu).
    Ce type de tissage, qui présente plusieurs variantes (voir « armures ») est très courant et, si aucun des fils employé dans le tissage n’est élastique, on observe cependant une légère élasticité dans le sens des fils de trame, mais en aucun cas dans le sens de la chaîne. Le sens du droit-fil d’un tissu correspond à l’une ou l’autre de ces deux directions.
    Le plus souvent, pour réaliser des vêtements, on recommande de suivre le sens des fils de chaîne pour éviter les déformations que l’élasticité du sens trame pourrait engendrer.

    On oppose communément le groupe des tissus dits « chaîne et trame » avec le groupe des « mailles », comme le jersey, qui eux ne sont pas tissées mais tricotées.

  • Couture anglaise

    Technique de finition d’un bord qui permet d’obtenir une finition nette et de cacher les bords des valeurs de couture. On réalise d’abord une première couture d’assemblage, en plaçant les deux pièces envers contre envers, à 5mm du bord (par exemple). On retourne ensuite l’assemblage pour placer les pièces endroit contre endroit, et on réalise une seconde couture à 1cm du bord, qui va venir emprisonner les valeurs de couture de la première couture.
    NB : dans l’exemple décrit dans cette définition, il faut donc prévoir initialement sur les pièces des valeurs de couture de 1,5cm (0,5cm pour la première couture et 1cm pour la seconde).

  • Cran

    Repère marqué sur les pièces du patron, dans les marges de couture, et qu’il convient de reporter sur le tissu. On le marque ensuite au ciseau dans la marge de couture (ne pas entailler la future ligne de couture!). Les crans permettent la plupart du temps d’assembler deux pièces (on fait alors correspondre exactement les crans des deux pièces). Ils peuvent aussi marquer le début et la fin d’une zone contenant de l’embu (sur une tête de manche par exemple).

  • Croisure

    La croisure, sur un vêtement, est une pièce de tissu ajoutée sur laquelle on installe les boutons et boutonnières nécessaires à la fermeture du vêtement.

  • Dégarnir

    Recouper le tissu en excédent, souvent après couture (par exemple dans un angle).

  • Droit-fil

    Le droit-fil est le sens de tissage du tissu dont il faut tenir compte lors de la coupe des pièces d’un vêtement, sous peine de déformations et/ou de différences d’aspect entre les pièces. Chaque pièce d’un patron présente une flèche qu’il faut aligner parallèlement avec le droit-fil du tissu. Par convention, sauf mention contraire, le sens du droit-fil retenu en confection est parallèle à la lisière d’un tissu, soit dans le sens des fils de chaîne pour un tissu chaîne et trame.

  • Embu

    L’embu représente l’excédent de tissu qui se trouve sur certaines pièces d’un vêtement : on doit en effet parfois assembler deux pièces ensemble, sans que la longueur à assembler soit la même sur chacune de ces pièces. L’exemple type est celui de la tête de manche : on observe que la longueur de l’emmanchure sur le vêtement est plus courte que la longueur de la tête de manche. Il va donc falloir résorber l’embu présent sur la tête de manche (on utilise souvent la technique des fils de fronce à cet effet).
    L’embu permet de créer du volume sur les parties concernées (une manche montée de la sorte présente en effet un peu de bombé à l’épaule), mais également de créer des pièces qui bien qu’ajustées, vont parfaitement suivre les mouvements du corps sans tirer.
    Dans nos patrons, la présence d’embu est toujours indiquée sur les pièces du patron.

  • Enforme

    Pièce de tissu qui reproduit à l’identique le bord d’un vêtement (emmanchure, encolure…). On coud cette pièce au bord en question, puis on la rabat vers l’intérieur du vêtement. Cette technique permet d’obtenir un bord net sans couture visible. Elle est particulièrement indiquée pour les formes arrondies, dans lesquelles il est difficile de réaliser un ourlet à la courbe régulière.
    L’enforme est un type de parmenture.

  • Entoiler

    Fixer de la toile sur la face intérieure de certaines pièces d’un vêtement afin de leur donner plus de rigidité, de tenue. On trouve aujourd’hui dans le commerce des entoilages thermocollants, qui se collent à l’envers du tissu avec la chaleur d’un fer à repasser.

  • Fourche

    Partie d’un pantalon qui suit l’entrejambe depuis la taille du pantalon au milieu devant jusqu’au milieu dos.

  • Gradation

    Ensemble des opérations et calculs réalisés pour faire passer les pièces d’un patron d’une taille à une autre.

  • Jersey

    Le jersey est un terme générique qui désigne différents tissus en maille, donc tricotés avec un seul fil (par opposition aux tissus dits « chaîne et trame » qui sont tissés). Parmi les tissus en maille, on reconnaît le jersey par le point employé, qui ne présente pas un aspect identique sur l’endroit et sur l’envers. Le jersey est extensible dans les deux sens, sa surface est lisse, et ses bords ne effilochent pas mais ont tendance à s’enrouler sur eux-mêmes.

  • Kimono (manche)

    Une manche kimono est coupée d’un seul tenant avec le corps du vêtement. Il n’y a donc pas de couture d’emmanchure. A ne pas confondre avec une manche raglan, qui comporte, elle, des coutures d’assemblage avec le devant.

  • Laize

    Largeur d’un tissu entre ses deux lisières. 140cm et 110cm, sont des valeurs de laize courantes en France.

  • Lisière

    La lisière est le bord limite d’un morceau de tissu. C’est l’endroit où, lors du tissage, les fils de trame font demi-tour. En général, sur un tissu chaîne et trame, la lisère est différente du reste du tissu : on peut y voir des fils différents, parfois indiquant des repères ou le nom du fabriquant, et dans certains cas les lisières comportent de petites perforations. Les lisières délimitent la largeur maximale d’un tissu (la valeur de laize) : quand vous achetez un tissu, vous pouvez choisir la longueur que vous voulez (métrage), mais pas la largeur du tissu en question, qui reste fixe et délimitée entre deux lisières.

  • Ouvrir une couture

    Ouvrir les marges de couture et les placer de part et d’autre de la couture. Repasser à l’envers et à l’endroit pour aplatir et fixer le tout en place.

  • Parmenture (ou parementure)

    Pièce de tissu dont on se sert pour finir et doubler les bords d’un vêtement et obtenir une finition plus qualitative (l’endroit et l’envers du vêtement présentent ainsi du tissu sur l’endroit et des coutures d’assemblages non visibles).
    L’enforme est un type de parmenture (on appelle « enforme » les parmentures dessinées pour des ouvertures arrondies comme les emmanchures et les encolures).

  • Passepoil

    Le mot « passepoil » a deux significations principales :
    – il peut s’agir d’un cordon pris dans une pièce de tissu, et que l’on achète au mètre. On s’en sert communément pour souligner joliment un détail d’un vêtement (bord d’une poche, découpe, encolure, bas de manche…)
    – c’est également le nom donné à une pièce de tissu pliée en deux et prise dans une couture pour former un liseré décoratif (comme sur une poche passepoilée ou une boutonnière passepoilée).

  • Pince

    Lorsque l’on coud des tissus chaîne et trame, on ne peut pas compter sur l’élasticité du tissu pour suivre avec précision les formes du corps. La pince est une solution pour gérer les volumes : on plie le tissu et on coud afin de former une « pince » un volume de tissu que l’on place sur l’envers du vêtement. Le vêtement va donc se galber à l’endroit de la pince. Un exemple classique est celui de la pince de poitrine, qui permet d’ajuster un vêtement sur le buste féminin.

  • Pistolet

    Outil de modélisme qui tient son nom de sa silhouette, évoquant la forme du manche et du canon d’un pistolet. Il comporte des courbes de rayons divers, plus ou moins prononcées, et permet donc le tracé de lignes courbes lorsque l’on créée ou ajuste un patron (emmanchures, encolure…).

  • Revers d’un col

    Un col est classiquement constitué de plusieurs pièces (pied de col, tombant…). Les cols qui comportent un revers sont principalement les cols tailleur et châle : le revers est la partie du col qui vient se retourner au niveau de la ligne de cassure vers l’endroit du vêtement, quand celui-ci est porté.

  • Sous-piquer

    On conseille de sous-piquer pour assurer une meilleure finition dans les endroits où l’on veut que les couture d’assemblages avec les parmentures, ainsi que les parmentures elles-mêmes, ne soient pas visibles sur l’endroit du vêtement : parmentures du col tailleur, emmanchures d’un haut sans manche, encolure…
    La sous-piqûre se réalise après l’assemblage de la pièce avec sa parmenture. On pique ensemble les valeurs de couture de cet assemblage avec la parmenture, parallèlement et à 2mm de la couture initiale, sans prendre le vêtement en lui-même dans la couture.

  • Surjeteuse

    Machine à coudre spécifique qui coupe, coud et finit les bords des pièces (surjet) en un seul passage.

  • Surpiquer

    Réaliser une couture décorative visible. Cette couture peut parfois également permettre de renforcer un assemblage lorsqu’elle est réalisée à quelques millimètres d’une couture existante.

  • Tombant du col

    Un col est composé de plusieurs parties. Un col chemisier comporte deux pièces principales : le tombant (constitué d’un dessous et d’un dessus de col assemblés ensemble) et le pied de col (la partie qui donne de la hauteur au col, et qui est dissimulée sous le tombant une fois la chemise portée). Parfois le pied de col est dit « à même » et dans ce cas, les parties du tombant et du pied de col sont coupées comme une seule pièce.

  • Valeurs de couture

    Synonyme courant pour désigner les marges de couture, à savoir l’excédent de tissu ajouté tout autour de chaque pièce du vêtement, et qui se trouvera de l’autre côté des coutures finales, à l’intérieur du vêtement fini. En général ces valeurs font 1cm ou 1,5cm. Selon les marques de patron, elles sont soit directement incluses dans les pièces du patron, soit à ajouter par le couturier sur le tissu après report des contours de la pièce (donc non incluses). Vérifiez bien dans les instructions qui accompagnent votre patron si les marges sont incluses et quelle est leur largeur.

  • Veste tailleur

    Une veste est dite « tailleur » lorsqu’elle comporte des manches tailleur (en deux parties) et un col tailleur (col avec revers et anglaise).